Digital Circus Acte Final © Glitch Productions

Depuis 2023 et avec une popularité toujours plus grandissante, la série “The Amazing Digital Circus” et le studio Glitch Productions ont marqué en une poignée d’années le milieu de l’animation indépendante. Alors que la série s’est terminée en juin dernier, nous vous proposons un retour aux sources de “The Amazing Digital Circus” en évoquant le parcours de Glitch Production et celui de Gooseworx, sa réalisatrice. Mais il ne s’agit pas d’un simple portrait sur les origines de la série puisque nous évoquerons aussi la diffusion au cinéma de l’épisode final ayant eu lieu le 6 et 7 juin derniers, en plus d’évoquer le futur de Glitch Production.



​👍 Ce dossier est garanti sans spoilers​
📄 Synopsis
« Phénomène viral d'internet The Amazing Digital Circus s'achève enfin avec la sortie en salle d'un long métrage ! Cet "Acte Final" inclut l'épisode 8, et l'épisode 9, inédit et d'une heure, que les fans pourront découvrir en avant-première mondiale. Caine disparu et le cirque plongé dans l'obscurité, les membres de la troupe n'ont plus que les erreurs et les traumatismes de leur passé pour les accompagner. Alors que l'éternité semble se profiler, ils découvrent la vérité sur le Cirque Numérique et son histoire. Accepteront-ils leurs révélations, ou feront-ils… le choix inverse ? Et puis, on imagine qu'à un moment donné, quelqu'un dira une blague, car cette fin ne peut pas être si déprimante, n'est-ce pas ? »

Aux origines du phénomène : Glitch Productions

Le studio indépendant n’en est pas à son premier coup d’essai en matière de production de séries d’animation indépendantes. Derrière Glitch Productions, on retrouve Kevin Lerdwichagul et son frère Luke Lerdwichagul, le créateur de la série web de sketchs comiques machinima SMG4, qui parodie la licence de jeu vidéo Mario, publiée sur YouTube depuis 2011. Après ce joli succès, les deux frères ont décidé de lancer leur chaîne YouTube Glitch Productions afin d’y produire des histoires originales autour de personnages inédits créés par Luke Lerdwichagul dans SMG4.

SMG4 (© 2026 Glitch Productions)

Le studio a commencé son aventure de production en ayant derrière lui déjà une fan-base héritée de SMG4. Les frères Lerdwichagul ont réalisé alors les saisons 1 et 2 de Meta Runner, puis Sunset Paradise, des séries d’animations qui héritent d’une esthétique et d’un ton issus des jeux vidéo. Après la conclusion de ces séries, Glitch Productions a dégoté Liam Vickers, un animateur présent sur YouTube qui développe ses pilotes animés depuis 2018.  Kevin et Luke lui ont proposé alors de réaliser sa propre série d’animation : Murder Drones. 

Meta Runner et Sunset Paradise (© 2026 Glitch Productions)

Si Meta Runner et Sunset Paradise étaient de belles réussites avoisinant déjà le million de vues pour chaque épisode, dès 2021, Murder Drones fût un énorme succès dont chaque épisode cumule au minimum 30 Millions de vues. Aujourd’hui, l’épisode pilot de Murder Drones comptabilise à lui seul 85 millions de vues. 

Murder Drones (© 2026 Glitch Productions)

Mais c’est en 2023 que Glitch Productions a rencontré son plus grand succès à ce jour, en publiant l’épisode pilote d’une saga battant tous les records  : The Amazing Digital Circus, réalisé par Gooseworx. La réalisatrice est une artiste très présente sur Internet depuis de nombreuses années, ayant elle-même réalisé plusieurs courts-métrages et compositions musicales sur sa chaîne YouTube depuis 2010, mais aussi son propre comic Horde of Heroes. Gooseworx s’est fait déjà une place au sein de la création indépendante en signant la bande-son de plusieurs œuvres dont le web-comic Zoophobia ou encore celle du pilote et de la saison 1 de série d’animation Hazbin Hotel, deux créations indépendantes de Vivienne Medrano (Vivziepop). Cette dernière est une autre créatrice reconnue dans le monde de l’animation indépendante avec Hazbin Hotel, maintenant produite par Amazon ou encore Helluva Boss. Dès 2015, Gooseworx gagne en popularité en réalisant ses propres reprises musicales illustrées autour du jeu vidéo Undertale, mais pour autant elle réalise aussi ses propres courts-métrages d’animation dont Little Runmo, sorti en 2019. Ce court-métrage est tombé immédiatement dans le viseur de Kevin et Luke. 

 Little Runmo et Elain The Bounty Hunter, deux courts-métrages réalisés par Gooseworx (© Gooseworx)

« C'était drôle, un peu sombre et vraiment très bizarre, comme rien de ce que nous avions vu auparavant »,  a déclaré Jasmine Yang, directrice générale de Glitch Productions, en évoquant Little Runmo. Gooseworx a alors été contactée par le studio, lui demandant de créer un épisode pilote qui donnera ainsi naissance à The Amazing Digital Circus.

The Amazing Digital Circus © 2026 Glitch Productions

The Amazing Digital Circus : une popularité explosive

 La série suit les aventures de Pomni, une femme tout à fait ordinaire qui se retrouve, sans que l’on sache vraiment pourquoi, piégée dans une réalité virtuelle avec d’autres personnes, à la merci des caprices d'une IA farfelue et de leurs propres traumatismes. 

The Amazing Digital Circus a rencontré un succès explosif grâce à sa galerie de personnages variés et son esthétique plastique colorée qui évoque les rendus 3D en images de synthèse du début des années 90/début 2000. Son imagerie nostalgique bariolée contrebalance avec des thématiques lourdes, sombres et existentielles dans le genre comédie noire et drame psychologique.

The Amazing Digital Circus © 2026 Glitch Productions

Internet accroche tout de suite à cette œuvre dont la réussite nourrit la popularité de Glitch Productions. Avec 8 épisodes sortis, The Amazing Digital Circus comptabilise à ce jour plus de 1 milliard et 344 millions de vues (sans compter l’épisode 9). Véritable phénomène d’internet, à la fin de l'année 2024, la série figurait dans la liste des tendances YouTube de 8 pays sur 12 après la diffusion de seulement quelques épisodes. 

Mais le succès de la série n’est pas seulement sur Internet. Netflix s’est aussi intéressé à la série et cette dernière est aussi accessible dans le catalogue du géant du streaming. Sur Netflix, elle figurait dans le top 3 des programmes TV lors de sa semaine de sortie ainsi que dans le top 10 dans plusieurs pays pendant plusieurs semaines. The Amazing Digital Circus est aussi nommé dans la catégorie Meilleure animation de personnages pour la Télévision/Médias dans le cadre de la 51ème édition des Annie Awards. La série est également très populaire au Japon grâce à des produits dérivés et des boutiques ou cafés éphémères. D’ailleurs, même si Glitch produit ses propres produits dérivés afin que la vente de ceux-ci participent au financement de la série, le studio signe un deal avec plusieurs entreprises comme Hot Topic ou Good Smile Compagny pour la production de plusieurs produits dérivés officiels.


TADC Café à la Japan's Tower Records Cafe et l’évènement Digital Circus au Requiem Café à Anaheim aux Etats-Unis © 2026 Tower Records Japan Inc. © Requiem Cafe

Lorsque l’épisode 8 de The Amazing Digital Circus sort, il marque les spectateur·ices puisqu'il met en scène le climax de la série. L’épisode 9, déjà nommé comme « Le Grand Final », est annoncé dans le générique de l’épisode 8 pour le 19 juin. Les fans sont ravi·es mais la surprise est totale lorsque la bande-annonce du final est publiée, car en plus de la sortie du dernier épisode sur YouTube, une sortie au cinéma début juin est aussi prévue ! Nommé The Amazing Digital Circus : L’acte Final, l’événement en salle regroupe les épisodes 8 et 9 pour une durée totale d’1h34.

Dans un premier temps, seules quelques régions du monde étaient amenées à diffuser le final, à savoir les États-Unis, le Canada, l’Amérique Latine, et le Japon. C’est à la suite de la mobilisation des fans du monde entier, qui ont contacté leurs cinémas les plus proches, que d’autres régions du monde ont pu accueillir l'événement en salle. 

Pour autant, cette annonce ne fait pas l’unanimité, puisque certain·es craignaient que des spectateur·rices ne spoilent le final sur Internet avant sa sortie sur YouTube. D’ailleurs, même si cette séance prend place dans de nombreux pays, le final n’est pas disponible partout comme par exemple au Moyen-Orient et Afrique du Nord, où une distribution n’était possible que si l'œuvre était censurée. Certain·es fans étaient d’ailleurs frustré·es de ne pas pouvoir voir le film chez elleux et pense que la sortie en salle du final dessert Glitch Production. En réponse, Kevin Lerdwichagul a exprimé dans un communiqué qu'il comprenait la frustration de certain·es des fans tout en soulignant que la projection de The Amazing Digital Circus : L’acte Final était une opportunité sans précédent pour le cinéma d’animation indépendant. Selon lui, il fallait la saisir à tout prix afin que le regard des industries traditionnelles change sur la création indépendante et l’animation. 


Une réussite au box-office et des fans comblé·es

En France, la projection de The Amazing Digital Circus : Acte Final est limitée en France à 500 séances sur deux jours, le samedi 6 juin et dimanche 7 juin,  sous visa exceptionnel afin de contourner la chronologie des médias. Il s'agit d'un cadre juridique qui régule les délais entre la sortie d’un film au cinéma et sa disponibilité sur d’autres plateformes, afin de garantir un délai d’exclusivité pour les films en salle et permettre la stabilisation du marché.  La chronologie des médias assure une meilleure répartition des revenus entre les producteurs, distributeurs, exploitants. Sans la création des visas exceptionnels et des règles imposant une diffusion sur deux jours, Digital Circus n’aurait pas pu être exploité sur les grands écrans français et le public aurait dû attendre la sortie sur YouTube et Netflix le 19 juin. 

Avant même sa sortie française The Amazing Digital Circus : Acte Final, s’imposait déjà comme une réussite en salle. Avec une billetterie prise d’assaut dès le 29 avril, il y a eu plus de 110 000 préventes dans plus de 280 cinémas en France. De nombreuses séances affichaient complet, dont les deux prévues dans la grande salle du Grand Rex à Paris mais aussi dans le reste du territoire français avec des salles entièrement remplies à Lyon, Toulouse, Angers, Annecy ou encore Angoulême. Ce succès s’illustre par l'engagement total des fans pour la série, puisque ce sont elleux qui ont exprimé le souhait que le final soit diffusé au cinéma, afin de vivre ce moment ensemble et éviter les spoilers, en attendant la diffusion du final le 19 juin sur YouTube. Caspar Nadaud, directeur de Piece Of Magic Entertainment qui distribue The Amazing Digital Circus : Acte Final en Europe s’est exprimé sur la licence : « The Amazing Digital Circus est extrêmement bien réalisé, avec beaucoup d’humour, de très bons dialogues et une animation remarquable. Bien sûr, c’est le final d’une série qui mobilise sa communauté, mais c’est aussi tout simplement une proposition de qualité qui mérite sa place au cinéma. »

Lors de ce premier week-end de juin, les salles de cinéma étaient remplies de fans impatient·es de découvrir la fin de leur série préférée, arborant pour certain·es des goodies, en étant cosplayé·es pour d’autres. 

Séance de Digital Circus au Grand Rex (© 2026 by Glitch Productions)
Cast VF au Grand Rex

Cast VF de gauche à droite :

 Maître de cérémonie du Grand Rex
Yann AbivenCaine
Mayrig TruchotRagatha
Salomé MalliéPomni
Arno CapostagnoKinger
Anna Lauzeray GishiDirectrice Artistique/ Bubble
Benoît Fort-JuncaJax
Alice OrsatRibbit
Sarah LaurentAdaptatrice
Morgane BrehamelZooble
Mona MichelotAdaptatrice
Théo WeylandPoisson Orange / Direction Chant
Quentin GomezMixeur / Monteur

Entre rires, larmes, stupéfactions, chants et applaudissements, cette expérience cinématographique a changé l’expérience de visionnage de la série. On passe d’un visionnage individuel sur une interface personnelle à une expérience plurielle et collective en salle de cinéma. Pour notre part, les salles étaient remplies et le public des séances auxquelles nous avons assisté était très respectueux, profitant pleinement du final dans une belle ambiance. Il y avait un grand enthousiasme avant la projection, les fans étaient heureux·ses de faire partie de ce moment rare.

Pour la sortie du final, les cinémas avaient aussi des goodies exclusifs tels que des seaux métalliques collector ou encore des boules anti-stress célébrant les personnages.

(© 2026 CGR)

La projection de l’épisode final sur grand écran met encore plus en évidence l’esthétique plastique des décors et des personnages avec une mise en scène toujours aussi audacieuse. Le son dolby surround nous plonge encore plus dans l’ambiance du cirque en particulier lors du moment musical de Caine dans l’épisode 8. Jusque dans son final, la série continue d’expérimenter avec différents styles d’animations allant même à inclure plus de prises de vues réelles que l’on pouvait déjà voir dans les épisodes précédents. Les comédien·nes de doublage délivrent de superbes performances vocales saisissant avec justesse le tourbillon d’émotions que traversent chacun des personnages.

Pour ce qui est de l’histoire du final, nous estimons qu'il apporte une bonne conclusion satisfaisante à la série en s'attardant sur ce qui fait sa force : ses personnages. Si le dernier épisode met en avant Jax et sa psychologie, le final permet aussi de répondre à quelques mystères que la communauté cherche à résoudre depuis longtemps. À sa sortie, bien qu’iels aient apprécié ce final, les fans auraient aimé que certains personnages aient tous un développement ou plus de temps d’écran. D’autres auraient voulu obtenir encore plus de révélations ou d'explications concernant l’univers de la série. Une minorité plus virulente n’a pas fait l’effort de construire une critique constructive et a tout simplement affirmé que le final était nul. La conclusion de Digital Circus obtient ainsi des réactions majoritairement positives mais pas toutes unanimes, entachées malheureusement par une minorité plus virulente.

Avec cet ultime épisode, la réalisatrice Gooseworx, traite de ce qu’il lui tient vraiment à cœur, à savoir la connexion entre les personnages et leur évolution dans un monde qui leur échappe. Iels sont le cœur du récit, notamment le personnage de Pomni mais surtout celui de Jax. Ce personnage est un self-insert de la créatrice qui a ensuite été nourri par des thématiques fortes comme la haine de soi, la toxicité, la violence, le rejet qui prennent sens lors de cette conclusion, à l’image des thématiques essentielles de l’oeuvre, telles que la communication ou encore l’ouverture aux autres. Avec une grande sincérité, elle y apporte ses influences et obsessions en plus de s’inspirer et re-interpréter des œuvres qui l’ont marquée, telles que Je n'ai pas de bouche et il faut que je crie de Harlan Ellison ou encore la saga Evangelion de Hideaki Anno. Le message de l'œuvre est amplifié lors de sa projection en salle : à l'image des personnages, les fans se sont connecté·es ensemble lors de la projection du final au cinéma.


(© Open Road Editions © Studio Gainax)

Malgré un message de prévention dès le début du film indiquant aux spectateur·rices de ne pas spoiler, de ne prendre aucune photo ni vidéo par respect envers les personnes qui ne peuvent voir ce dernier épisode au cinéma, plusieurs spoilers de l’épisode final ont été mis en ligne. Heureusement, le final est sorti une quinzaine de jours après, soit le 19 juin, rendant l’attente (plus ou moins) supportable.

D’ailleurs, pour les premier·ères spectateur·rices ayant vu le final, un QR Code trouvable dans les crédits permettait d’accéder à des produits dérivés exclusifs plusieurs semaines avant leur annonce publique.

(© 2026 by Glitch Productions )

La nouvelle vague de l’animation indépendante est là

La diffusion en salle de The Amazing Digital Circus : Acte Final a marqué l’industrie du cinéma en seulement quelques séances. Sa communauté de fans s’est déplacée dans les salles obscures à travers le monde afin de soutenir son œuvre favorite. Leur engagement se reflète dans les recettes réalisées par le film, qui s'élèvent à plus de 32 millions de dollars. En France, le film a passé la barre des 150 000 entrées avec une moyenne de 322 spectateur·rices par séance, ce qui a placé le final comme la deuxième meilleure moyenne enregistrée pour un film d’animation sous visa exceptionnel. Aux États-Unis, le film a battu en recette des gros blockbusters tels que Star Wars: The Mandalorian and Grogu.

Le détail des recettes (© JP Box-Office)

Kevin, cofondateur de Glitch Productions avait pris la parole pour remercier les fans, féliciter toutes les personnes ayant travaillé avec lui, mais aussi pour adresser  un message directement à l’industrie :  « À l'attention de l’industrie : l'animation et le cinéma sont des formes d'art. L'art est une forme d'expression humaine. Digital Circus était une histoire profondément personnelle, créée pour exprimer des sentiments complexes. Je vous invite à retenir cela avant tout. »

Avec ce gigantesque succès en salle, on ne peut qu’espérer que l’animation — en particulier l’animation indépendante — puisse continuer à prouver sa valeur et son succès aux gros majors, grâce à ses récits et productions innovantes ou ses communautés de fans. Avant la conquête de la salle de cinéma, Glitch Production avait conquis le petit écran en sortant The Amazing Digital Circus sur Netflix et Murder Drones sur Amazon Prime.

Alors que le chapitre Digital Circus se clôture, Glitch Productions multiplie les réalisations avec plusieurs séries actuellement en production dont The Gaslight District de Nick Szopko, Knights of Guinevere de Dana Terrace, ou encore Gameoverse de Ross O'Donovan. Le studio, jusque-là spécialisé en animation 3D, s’ouvre maintenant à l’animation 2D. Glitch Productions s’est même engagé dans la co-production de Lackadaisy de Tracy Butler, une autre réussite indépendante sur YouTube. 

Les futures productions de Glitch (© 2026 Glitch Productions)

Tous ces succès positionnent le studio comme la référence en termes de production de série d’animation indépendante. Glitch Productions apporte du soutien financier, une stratégie marketing et une liberté de ton à des créateur·ices émergent·es. Les frères Lerdwichagul recrutent maintenant des gros talents issu·es de Disney ou Warner, tels que Dana Terrace ou Olan Rogers, connu·es respectivement pour Luz à Osville et Final Space. Avec le succès titanesque de The Amazing Digital Circus : Acte Final, Glitch Production prouve à toute l’industrie la puissance de la nouvelle vague de l’animation indépendante. 

Sources :
Fin de l'article
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Par Zel

Salut moi c'est Zel :) À travers mes longs articles alambiqués je parle de ce que j'aime comme l'animation indépendante et les œuvres jeune public de qualité. J'aime me tenir au courant de toutes les actualités liées à l'animation et je souhaite voir de meilleurs représentations dans notre médium préféré !