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News
La quotidienne d'Annecy 2026 : jour 1 (dimanche)
C'est parti !
22 juin 2026
Par Zel
Comme chaque année, on a plaisir à vous retrouver avec notre quotidienne d'Annecy, l'occasion pour nous de revenir de façon un peu plus informelle sur les séances et autres événements auxquels nous avons participé la veille, en lien avec le Festival international du film d'animation d'Annecy. Si on commence doucement ce dimanche, on prévoit de vous partager davantage de nos coups de cœurs et coups de gueule tout au long de la semaine !
🔶 Mochy : mon premier coup de cœur !

| ✍ Reporter bénévole : Zel (Camille) Chargée de production en animation, exploitante en cinéma, journaliste |
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Après la bande-annonce partenaire de 2024, le studio nWaves est de retour au Festival d’Annecy ! Réalisé par Yanis Belaid et Jérémie Degruson, Mochy ouvre le bal des séances en étant le premier film de la catégorie Annecy Présente à être projeté ce dimanche.

© Zel pour Cartoon Fantasy
| Synopsis |
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| Mochy est un jeune chien au grand cœur… mais il n’a pas un physique facile… Ça ne l’empêche pas d’avoir un rêve : participer au concours du plus beau chien. Défiant tous les obstacles, il va tout faire pour réaliser ce projet fou avec le secret espoir d’y trouver l’humain qui l’aimera pour la vie. |
La séance a été présentée par Marcel Jean, le délégué artistique du festival, qui a appelé sur scène les réalisateurs Yanis Belaid et Jérémie Degruson, le scénariste Greg Brooker ainsi que le producteur Matthieu Zeller. Une belle introduction qui a tout de suite mis l’ambiance dans la grande salle du Théâtre Bonlieu !

Pour ce qui est du long-métrage, il semblerait que la bouille de Mochy ait conquis mon cœur car c’était pour moi une excellente projection ! Visuellement, on retrouve la qualité du studio dans les textures des personnages en particulier le fur, c’est-à-dire en 3D, la modélisation et la simulation des cheveux ou des poils. Les chara-designs sont bien pensés et variés, ce qui permet aux spectateur·ices de saisir immédiatement leur personnalité. La lumière du film est elle aussi soignée : entre les ambiances couchers de soleil et les scènes en ville ou en intérieur, la façon dont la lumière se reflète sur les surfaces et dans l’environnement donne beaucoup de réalisme aux décors et, par extension, au film, malgré son ton et ses visuels cartoony.

Pour autant, ça ne veut pas dire que Mochy est un film qui se repose uniquement sur son humour. Le film possède un équilibre parfait entre humour et émotion, ce qui fait que l’on passe vite du rire aux larmes. Si le timing des séquences, le comique de situation et le dynamisme de certaines scènes suscitent le rire, les séquences fortes en émotion sont très bien amenées, d’une grande efficacité et renforcées encore plus grâce au montage. Au cours de son périple, Mochy se lie d’amitié avec des chien·nes malheureusement abandonné·es par leurs précédent·es maître·sses. Si leur passé est évidemment tragique et démontre toute la cruauté des humain·es, le film arrive aussi à surprendre læ spectateur·ice lors de scènes inattendues. Ainsi, la menace d’un grand molosse toujours attaché dans son enclos est renversée lorsque Mochy le libère mais que cet ennemi devient en définitive un allié, lorsque ce dernier se rend compte que sa course-poursuite contre Mochy lui a permis de sentir à nouveau le vent de la liberté et de l’émancipation commune. Le film prend le temps, même dans le cadre d’une scène de tension, de traiter les sentiments nouveaux de ses personnages, suscitant de belles émotions chez les spectateur·ices.

Si notre vilain petit canard (chien) connaît de nombreux obstacles, comme des abandons multiples, Mochy croise sur sa route deux ennemis mémorables. Le premier est un homme médiocre qui souhaite se venger du petit chien, qu’il estime avoir gâché sa vie ; le deuxième est un coyote sadique qui prend Mochy et sa bande pour des proies. Bien qu’il ne reste peu de temps à l’écran, la scène de course-poursuite entre ce coyote et Mochy est d’une tension redoutable et ce, jusqu’à la fin. Sa prestance est grandiose, évoquant plusieurs méchants de films de l’âge d’or de Disney et il devient ainsi en quelques scènes un antagoniste mémorable.
Le seul bémol selon moi intervient à la fin, où j’aurais souhaité que le film marque davantage le fait que les humains ont changé de regard sur Mochy, ne le jugeant plus sur son apparence. Après toutes les épreuves qu’a endurées ce pauvre petit chien, j’aurais voulu un happy-ending plus long qui lui permette pleinement de profiter de son bonheur tout juste acquis.
Mochy est un personnage très attachant, au cœur bon, qui arrive à rassembler et convaincre les foules. En cette période estivale où les abandons d’animaux domestiques explosent, il est bon de voir un film traiter sincèrement de ce sujet et oser dénoncer les abandons ou la perception spéciste qu’ont les humains des autres animaux.
La force du long-métrage réside dans la justesse de ses émotions. Pour ma part, c’est un coup de cœur immédiat qui m’a fait rire et m’a ému aux larmes. Prévu pour le 14 octobre 2026 au cinéma, Mochy est le récit underdog ultime, qui fera fondre le cœur des spectateur·ices peu importe l’âge.

À demain pour une nouvelle édition de ce qui aura été vu aujourd'hui par nos journalistes (J+1) ! 👋